De part et d'autre

Blog de eve-lisa : Introspection nocturne, De part et d'autre

Ton âme  froissée, j'aimerais te laver de cette boue qui t'ensevelit, je suis sans force.

Sapé par une vie que tu n'as pas choisie, de défaillance en défaillance, abandonné, tu fonçais droit vers l'abîme sous des regards impuissants.

Des amis mal choisis, des adultes décevants, je voudrais juste que tu te relèves, que tu vides ton coeur du manque d'amour qui le remplit.

Envole toi, allège toi, glisse ces poids vers les tombes de ceux qui t'ont piégé.

J'ai l'espoir de te voir sourire et vivre, petite flamme au bord des larmes qui vacille et te brûle .

Pas eu le temps de recoller les brisures, tes béances coulent leurs pleurs à coeur de veines, je ne peux que te donner mes larmes, mes peines.

Ton coeur, ce bleu douloureux, inapaisable, je le panse, il saigne dans mes yeux, je ne peux l'approcher, tu fuis vers des mirages, perdu.

Tu te désoles de me voir glisser dans des chimères  oubliant l'essentiel, l'enfant à consoler celui qui vibre en toi, blessé par autant d'indélicatesse.

Tentation du pire évitée, grandis l'enfant qui dort en toi, aime le, il te sauvera.

 

mercredi 08 mai 2013 21:31 , dans divagations et autres...


L' inachevé

Blog de eve-lisa : Introspection nocturne, L' inachevé

S'éveiller lentement, brillante, lumineuse.

Ecouter les pépiements, les grouillements, extérieur, intérieur.

Simplement, sereinement, savourer l'instant.

Apprécier le moment, ne pas voir plus loin, devant, derrière.

Etre là juste soi-même, lucide, s'éloigner des fantasmes permanents qui recouvrent les peurs.

Pour une fois, dans la réalité sans artifice, ne pas ressentir cet immense vide laissé quand les lutins se retirent.

Aimer le balancement de cet abris suspendu au bout de la branche fragile, caressés par la lumière tendre du petit matin.

Devenir l'oiseau libre de se poser ou pas, libre de ne pas avoir de pensées contraintes.

A tire d'ailes, croiser tous ces regards délavés, ces sourires oubliés, semés sur le chemin d'une vie avec légèreté, dans l 'inconscience des instants uniques.

Ces pages raturées resteront ses plus belles écritures, tous ces efforts tendus vers l'inachevé.

lundi 01 avril 2013 22:47 , dans divagations et autres...


la dentelle des sens

Blog de eve-lisa : Introspection nocturne, la dentelle des sens

Borderline, sur le fil, toujours prêt à tanguer du mauvais côté de la vie. Illuminé du désespoir, les yeux remplis d'étoiles, lucioles se cognant au bord des rêves. Comme un poème , toujours une histoire de retard, un voyage oublié, le coeur en spleen, la tête plus proche des ténèbres.

Les angoisses de l' aube traversent les aurores boréales, ne laissant qu'une fine poudre perlée sur la pastelle de nos vies mauves. Du relief, de l'intensité puisés dans les limbes de nos voyages intérieurs.

Etre juste une vague, une belle utopie, une obsession trouble, retenir de ces aubes,la caresse de quelques mots au charme baudelairien : " ça ressemble à ces matins, ombres de la nuit, laissant une imperceptible sensation de voile clair obscur, se dérobant vers des abîmes hypnotiques, effrayants ".

 

 

samedi 23 mars 2013 13:37 , dans divagations et autres...


La nuit comme une fille

Blog de eve-lisa : Introspection nocturne, La nuit comme une filleLe jour d'après Edvard Munch

La nuit est belle comme une louve, elle est sexy.

Lumineuse, elle t'attire, se love au fond de tes abstractions. Elle poursuit tes ailleurs, envoûte ton côté sombre.

Elle t'entraîne dans ses fantasmes, t'abandonne exténué à l'aube, bouche tuméfiée.

Tu la rejoins le soir venu, dans l'éphémère des émois retrouvés, divine liqueur déversée au creux de tes pensées.

Tu la bois, chavires, ses douleurs t'aspirent, elle t'étreint, te retient, magie des ombres apaisées.

Evanescente, ne reste qu'un frémissement, corps endolori, paupières fanées, des papillons gisent à tes pieds.

Tu l'attendras le soir venu, chien et loup, inquiet, premières fois éternelles, de celles que l'on n' oublie jamais.

dimanche 17 mars 2013 21:44 , dans divagations et autres...


La dérive des axes (autobahn)

Trêve, tu rêves. Elle songe sur le bitume de nos vies patentées.

Elle tisse la trame de tes harmonies, petite musique au coeur distillée, l'asphalte dévore le cours de ses pensées.

La gomme s'abime sur le circuit du manège désenchanté, bientôt la chute.

Porte claquée sur l'habitacle de ses envolée au lyrisme baroque, premiers pas foulant une réalité floutée.

Trouble des matins morcelés.

mercredi 30 janvier 2013 23:05 , dans divagations et autres...


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