Ton âme froissée, j'aimerais te laver de cette boue qui t'ensevelit, je suis sans force.
Sapé par une vie que tu n'as pas choisie, de défaillance en défaillance, abandonné, tu fonçais droit vers l'abîme sous des regards impuissants.
Des amis mal choisis, des adultes décevants, je voudrais juste que tu te relèves, que tu vides ton coeur du manque d'amour qui le remplit.
Envole toi, allège toi, glisse ces poids vers les tombes de ceux qui t'ont piégé.
J'ai l'espoir de te voir sourire et vivre, petite flamme au bord des larmes qui vacille et te brûle .
Pas eu le temps de recoller les brisures, tes béances coulent leurs pleurs à coeur de veines, je ne peux que te donner mes larmes, mes peines.
Ton coeur, ce bleu douloureux, inapaisable, je le panse, il saigne dans mes yeux, je ne peux l'approcher, tu fuis vers des mirages, perdu.
Tu te désoles de me voir glisser dans des chimères oubliant l'essentiel, l'enfant à consoler celui qui vibre en toi, blessé par autant d'indélicatesse.
Tentation du pire évitée, grandis l'enfant qui dort en toi, aime le, il te sauvera.






La dérive des axes (autobahn)
2013, nouvelle page à écrire. Pourvu qu'elle soit douce....
Grandir
L'adulescence
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